Vous avez un site. Il a coûté de l'argent, quelqu'un vous l'a livré, et depuis il ne sonne pas. La question n'est pas de savoir s'il est beau : elle est de savoir ce qui, précisément, fait qu'un client ne vous appelle pas. Six choses se mesurent, et une seule d'entre elles justifie une refonte complète.
Ouvrez votre site depuis un téléphone en 4G, pas en wifi. Si l'image de chantier met trois secondes à apparaître, votre prospect est déjà reparti sur la fiche de votre concurrent. Une page d'accueil d'artisan tient sous 1 Mo. Au-delà, ce sont les photos qui pèsent : elles ont été envoyées en pleine résolution depuis un appareil, et personne ne les a redimensionnées.
Sur votre site, appuyez sur votre propre numéro avec le doigt. S'il lance l'appel, c'est bon. Si rien ne se passe, vous perdez tous les appels qui venaient de là. C'est la correction la moins chère du métier et celle qui rapporte le plus vite.
Regardez la barre d'adresse : « https » avec un cadenas, ou « non sécurisé » en gris ? Un navigateur qui affiche « non sécurisé » au-dessus du nom de votre entreprise décourage l'appelant, et la mention apparaît encore plus nettement sur les téléphones récents.
Toute entreprise doit pouvoir être identifiée : raison sociale, adresse, SIRET, contact. Et vérifiez à qui appartient le nom de domaine. S'il est au nom de votre prestataire, vous ne pouvez pas partir avec votre site, même si vous l'avez payé. C'est le piège le plus fréquent des sites d'artisans.
Sur la page d'accueil, un visiteur doit lire votre métier, vos communes d'intervention et votre numéro sans faire défiler. « Travaux tous corps d'état » ne dit rien à quelqu'un qui cherche un couvreur. Le nom des communes, lui, se retrouve dans les recherches que font vos clients.
Une fiche d'établissement sans description et sans photos fait perdre plus d'appels qu'un site lent. Elle est gratuite et se remplit en trente minutes.
Si le poids, le cadenas et le numéro sont les seuls problèmes, le contenu est bon : on garde vos textes et vos photos, et on reprend la page autour d'eux. Si le site n'a aucune page par métier, aucune commune, et pas de mentions légales, il n'y a rien à garder : cinq pages propres coûtent moins cher qu'une réparation en série.
C'est ce que je fais, dans les deux cas : 290 € à la commande pour cinq pages rédigées à partir de vos informations, votre nom de domaine en .fr la première année, le HTTPS, un formulaire de contact, votre fiche Google Business, les mentions légales, livré en 72 heures, puis 19 € par mois d'hébergement et de maintenance avec deux modifications mensuelles. Boutique en ligne, réservation, logo et reportage photo ne sont pas inclus : ce sont d'autres métiers.
Envoyez-moi l'adresse de votre site actuel et je vous renvoie ce qu'il mesure, chiffres en main : poids de la page d'accueil, temps de réponse, présence du HTTPS, numéro cliquable ou non, mentions légales présentes ou absentes. C'est gratuit, ça ne vous engage à rien, et vous saurez au moins ce qui ne va pas.